étribution est encore présent : les prisonniers subissent rationnement alimentaire, privation sexuelle, coups et cachot. Il est un postulat, note Michel Foucault, "qui n'a jamais été franchement levé : il est juste qu'un condamné souffre physiquement plus que les autres hommes". C'est Napoléon qui systématise le temps des prisons. Avec son remarquable sens de l'organisation, l'empereur calque le système pénitentiaire sur l'organisation administrative et crée des forteresses en plein coeur de ville. La détention devient la forme essentielle du châtiment : on incarcérait davantage sous la monarchie de Juillet qu'actuellement (167 pour 100 000 habitants, contre 99). Le rêve de la Constituante, au début de la Révolution, était de créer des peines spécifiques, ajustées et efficaces qui soient une leçon pour tous : moins de vingt ans plus tard, ce rêve a vécu. Au XIXe siècle, l'incarcération devient l'unique réponse pénale pour tous ceux qui ne méritent pas la mort, http://www.raybanaviatorlunettes.com - rayban lunette de soleil .Faute de mieux, le système pénitentiaire a survécu jusqu'à aujourd'hui. La prison a certes ses mérites. C'est un châtiment a priori égalitaire, http://www.lunettessoleilirayban.fr - lunettes ray ban enfant , qui permet de moduler la peine dans le temps en fonction de la bonne tenue du détenu, http://www.raybanaviatorlunettes.com - ray ban lunettes , qu'il s'agit toujours de soumettre, voire d'amender, même si c'est la plupart du temps un échec. La prison a trouvé sa logique propre où les droits des détenus n'ont guère de place, et semble donner raison au Michel Foucault d'il y a quarante ans : les disciplines - et singulièrement la discipline pénitentiaire - font obstacle au droit pénal, et aux droits tout court, qui n'avancent en prison qu'à coups de contentieux devant les tribunaux administratifs.UNE DISSUASION QUI S'EST RADICALISÉEAujourd'hui, des quatre fonctions de la peine (vengeance, rétribution, dissuasion et réhabilitation), seule la première a disparu, au moins dans les discours. "Tous ces modèles qui ont donné un sens à la peine sont encore présents à différents niveaux dans les poursuites, le jugement, http://www.lunettessoleilirayban.fr - ray ban wayfarer discount , la pénitentiaire ou la société elle-même", constate Denis Salas.Le modèle classique de dissuasion s'est cependant radicalisé, notamment sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy : la loi est un message que doit entendre le délinquant pour anticiper les risques qu'il prend. "On reconnaît traditionnellement deux effets majeurs à la prison, indiquait, en 2011, le député UMP Eric Ciotti dans son rapport sur l'exécution des peines. L'effet dissuasif qui renvoie à la fonction intimidatrice de la peine, mais aussi l'effet dit neutralisant, en ce qu'il contribue à réduire la criminalité en empêchant physiquement les personnes condamnées à commettre une nouvelle infraction."Autre évolution, le tête-à-tête entre le coupable et l'Etat a été rompu par l'apparition de la victime, qui tend à venir au centre du champ pénal, au risque de tomber dans ce que Denis Salas nomme "le populisme pénal". M. Sarkozy assurait, en janvier 2012, à Dijon, que "l'institution judiciaire c'est d'abord l'institution des vRelated articles:
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