Euvres d'art total qui laissent sans repos, et qu'envahissent donc les pois : ils sont comme une "marque de fabrique" depuis ce jour d'enfance évoqué inlassablement, où soudain elle a vu les points rouges de la nappe envahir progressivement "toute la table, puis le sol, http://www.ralphsoldeslaurenpascher.com - pull pas cher ralph lauren , jusqu'à mes bras. Cela m'a surprise, mise mal à l'aise, et mon coeur s'est mis à palpiter, au point que l'on a dû me transporter à l'hôpital". Commissaire de la rétrospective de la Tate Modern, http://www.ralphsoldeslaurenpascher.com - doudoune homme ralph lauren bleu ciel 2011 , Frances Morris poursuit le récit de son parcours insensé. "Kusama est née dans la province montagneuse de Nagano, dans un milieu conventionnel et restrictif. Elle s'est formée comme artiste à Kyoto, contre la volonté de ses parents, mais de façon très académique. Quand elle arrive à Tokyo dans les années 1950, elle prend de plein fouet l'influence des avant-gardes, françaises et américaines. Elle se fait alors buvard. Dans ses premières oeuvres, elle répond avec une habileté incroyable aux impulsions successives d'artistes comme Fautrier, Wols, Artaud, tout en préservant l'influence de l'art japonais."Ses premiers dessins, d'une maturité stupéfiante, fourmillent de motifs cosmiques, de forêts enchantées, de radicules effrayantes, http://www.ralphsoldeslaurenpascher.com - polo ralph lauren chaussures femme , de constellations hallucinées, de bactéries vengeresses. Ils constituent l'un des pans les plus beaux, et les plus méconnus, de son oeuvre. Mais Kusama continue à se chercher dans ce Tokyo qui la méprise. "Contrairement aux artistes japonais, qui travaillent alors en collectif, elle est solitaire, et se retrouve vite outsider dans son propre pays, raconte Frances Morris. D'où son départ aux Etats-Unis, en 1957. Avant de partir, elle a écrit à tous les artistes américains. Deux d'entre eux ont répondu, dont la peintre féministe Georgia O'Keeffe, avec laquelle elle a eu une correspondance charmante." Quand elle se fait inviter à New York, ville de toutes les excitations et tous les possibles, une liberté nouvelle l'assaille. "Le Japon était trop petit, trop servile, trop féodal pour moi, écrit-elle dans son autobiographie (Infinity Net, non traduit). Mon art avait besoin d'une liberté illimitée et d'un monde plus grand." A New York, elle s'acharne à la tâche, organisant des performances radicales, convoquant les médias, se faisant aimer de tout le milieu. Exotique beauté, capable de tous les extrêmes : nue, la peau couverte de peinture ou vêtue de dentelles. Et surtout travailleuse acharnée. "Aux Etats-Unis, elle essaie désespérément d'appartenir au milieu de l'art, poursuit Frances Morris. Ambitieuse, elle a très tôt voulu être célèbre, dès sa première exposition. Même si je suis sûre que les épisodes d'hallucinations de son enfance ont été très importants, nous devons nous y référer avec précaution. Il y a aussi un immense travail dans cette oeuvre. Son comparse le plasticien américain Robert Rauschenberg me disait qu'elle était sans cesse dans son atelier, à oeuvrer jour et nuit en écoutant de la musique zen. Elle a ainsi créé un style unique." Même si
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